CNFG

Comit National Fran ais de G ographie

Commission Géographie Politique et Géopolitique

« Il n'est de richesses que d'hommes », Jean Bodin

 

La Commission de Géographie Politique et de Géopolitique (CGPG) du CNFG réunit des chercheurs (CNRS, IRD, etc.) et enseignants-chercheurs (universitaires), géographes, travaillant sur l’interaction du spatial et du politique. La commission accueille tous les titulaires d’un doctorat se prévalant de l’étiquette de géographie humaine, de géographie politique ou de géopolitique.

L’objectif principal de la CGPG est de stimuler la recherche dans ces domaines pour soutenir la reconnaissance académique et du grand public de ces démarches à la fois médiatiques mais mal connues. Pour ce faire, la CGPG organise des événements annuels et parraine des colloques et autres rencontres académiques. Enfin, et puisqu’ « il n'est de richesses que d'hommes », l’autre objectif de la CGPG — et non des moindres — est d’être un réseau permettant la communication entre ses membres, l’échange d’informations, bref de générer une communauté par-delà l’espace et les approches. La lettre de diffusion Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. gérée par Amaël Cattaruzza, secrétaire de la Commission [ Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ], contribue à cet objectif ainsi, bien sûr, que les échanges multilatéraux informels. La commission se réunit au moins une fois par an pour concrétiser ces échanges.

 

Rappel historique

Ce champ disciplinaire est important dans le monde anglo-saxon où la Political geography est une branche ancienne dont les figures fondatrices furent Isaiah Bowman (1878-1950) ou Derwent Whittlesey (1890-1956) et dont les figures marquantes contemporaines sont, entre autres : David Harvey, Kevin Cox, mais aussi, et plus récemment, Gearoid O’Tuathail pour la Geopolitics.

Malgré une amorce dans l’entre-deux-guerres en France (avec le politologue André Siegfried, le géographe Jacques Ancel ou le journaliste André Chéradame), la géographie politique a été durablement marquée par l’épisode controversé de la Geopolitik allemande incarnée par Karl Haushofer (1869-1946). Ainsi, cette branche spécifique de la géographie française a-t-elle disparu après la Seconde Guerre mondiale. De façon distincte, des géographes comme Jean Gottmann (1915-1994) ou Yves Lacoste ont participé du renouveau de ces disciplines essentielles pour comprendre l’espace politique. Le premier en publiant (en 1952) La politique des États et leur géographie et le second par la publication (en 1976) de La géographie, ça sert d’abord à faire la guerre et le lancement de la revue Hérodote.

A l’échelle internationale l’Union géographique Internationale (IGU/UGI) a mis elle même du temps à prendre en compte ce champ disciplinaire. La Commission « Carte Politique du Monde / World Political Map » n’a été reconnue par l’UGI/IGU qu'au Congrès de Paris en 1984. Elle a pris depuis le nom de Commission de Géographie Politique / Commission on Political geography < http://www.cas.muohio.edu/igu-cpg/> en 2000 lors du Congrès de Séoul.

En France, c’est à l’instigation de Paul Claval que la Commission de Géographie Politique à été fondée,en 1984 au sein du Comité National Français de Géographie.

 

Les présidents et appellations de la Commission :

Paul Claval (1984-1992) – commission de géographie politique

André-Louis Sanguin (1992-2000) – commission de géographie politique

Béatrice Giblin (2000-2004) - – commission de géopolitique

et Stéphane Rosière depuis 2004, – commission de géographie politique et de géopolitique.